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Dans quel monde vivons-nous ?

…L’homme a tenté de mettre la nature en coupe réglée selon ses propres intérêts, notamment économiques, oubliant qu’elle le faisait vivre et qu’elle le supportait. Oubliant que toute matière est vivante et interdépendante.

Les principes fondamentaux inhérents à la vie sur la planète ont constamment dérivés. Ils ont été bafoués allant jusqu’aux mélanges trop rapide des règnes. Aujourd’hui, la planète évolue et les fortes modifications induites, ou apportées par le monde occidental, ont construit les sociétés actuelles. Nous avons même transformé l’Asie par une industrialisation à marche forcée, créant ainsi une grande déchetterie organisée en Afrique, ou dans d’autres lieux de la planète. Nous avons pillé et détruit une grande partie de nos forêts primaires pour les remplacer par des cultures qui ont stérilisé et empoisonné des terres qui n’étaient pas fondamentalement nôtres. Comme le disaient si bien les indiens, nous n’en sommes que les locataires. Notre planète était devenue notre espace de jeu. Un jeu que nous allons payer très cher si nous poursuivons cette œuvre de contamination, car le système est en train de se retourner.

Une partie de la société humaine en souffre et les pauvres se trouvent dans de grandes difficultés. Des populations du quart monde viendra un monde nouveau, quoi qu’on en dise actuellement. Car nous luttons contre ces populations que nous avons poussé à migrer. Le tiers monde est en train de nous le démontrer en créant sa classe moyenne. Du chaos émerge la lumière. Cette lumière pourrait aussi être la nôtre. Nos civilisations sont en perte de repères, de cultures, face aux guerres armées, à la guerre économique et au changement climatique. Sachant leur éradication programmée, cette migration endémique des populations en danger se déploie pour aller là où l’herbe semble plus verte. Mais comme chacun sait, les prés carrés sont assez bien gardés. Le devoir des peuples qui se sont permis de fortes prédations, au lieu de pratiquer l’échange gagnant-gagnant, est maintenant de réparer, afin que les peuples puissent vivre chez eux en paix. Cela passera par la transmission des techniques et technologies qui permettent une vie meilleure en milieu hostile, mais aussi par une limitation de la corruption. Limitation ou éradication ? Le second serait préférable mais comme nous le verrons, l’homme est un être polarisé. Il peut être positif, mais son côté sombre, négatif existe bel et bien. Ce n’est pas une question d’intelligence mais une pure question biologique. Si certains sont intègres, ils sont loin d’être la majorité.

L’Ouverture d’Esprit

Les chercheurs sont toujours à la recherche de nos modes de fonctionnement en matière de création. Notre cerveau est un fabuleux champ d’exploration. Cependant, il résiste vaillamment à livrer ses secrets. D’où vient le génie ? Est-il héréditaire ? Y-a-t-il une modélisation particulière du cerveau ? Un ADN spécifique ? Et l’esprit créatif ou la créativité, sont-ils des raretés ou ne sont-ils pas l’apanage de tout être humain ?

Chaque expert cherche à apporter sa pierre à l’édifice de ce profil tant décrié du créatif. Nombre d’entre eux se cachent. Montrer cette facette de sa personnalité serait nuisible à une carrière conventionnelle. Souvenons-nous du professeur de lettres John Keating du film Le Cercle des poètes disparus campé par le regretté Robin William. Voilà le genre de candidat qui dérangerait toujours l’Education Nationale aujourd’hui. Et si Léonardo da Vinci naissait au XXI° siècle deviendrait-il ce qu’il a été avec une notoriété capable de franchir les siècles ? Aurait-il la liberté d’inventer ? Pourrait-il exploiter l’ensemble de ses talents ? La multiplicité des talents n’est-elle pas anormale dans une société où le cloisonnement est encore une habitude ? Aujourd’hui, il faut être en acier trempé si l’on veut survivre à une telle personnalité ou plutôt être accepté par la société sans être considéré comme un animal de cirque invité dans les dîners pour être le clou de la soirée.

D’ailleurs, si le monde n’était composé que de génies et de créatifs, que se passerait-il ? Ce serait certainement catastrophique. Il règnerait une ambiance un peu folle, désordonnée pour un profil trop conventionnel ! Non pas qu’un créatif soit désordre, mais sa priorité n’est pas là. Parfois, s’il a été éduqué avec une certaine rigueur dont il a pu apprécier les avantages, il ajoute cette capacité aux siennes. Mais quoi qu’il en soit, tous ont un ordre qui leur correspond et où ils se retrouvent.

C’est pourquoi tout groupe de réflexion de recherche et d’innovation doit varier les talents, les capacités, les compétences, qui deviennent complémentaires et se révèlent indispensables.

Sens & Connaissances

Dans notre société où l’approfondissement des connaissances est journalier, ce qui était vrai hier peut être faux demain. D’où la problématique de l’intégration constante des connaissances dans un univers relié, plutôt que de considérer les connaissances comme des chantiers différents. C’est ce qu’internet peut permettre. Sauf qu’il manque encore trois arcanes à ces jeux très particuliers de la connaissance : la validation des sources, l’analyse et la synthèse.

Les logiciels de veille existent, mais il leur manque l’ouverture d’esprit ! Cela signifie que les algorithmes ne sont pas correctement pensés. Les logiciels d’analyse et de synthèse existent aussi, mais à ce que nous en avons vu, cela ne marche pas ou très peu par rapport à notre attente très exigeante. En somme, si leurs architectures informatiques et leurs algorithmes étaient pensés « différemment », par une assemblée de six spécialistes complémentaires agissant par plans successifs en entonnoir, très probablement ces nouveaux logiciels pourraient fonctionner correctement. Mais notre cerveau ayant cette capacité algorithmique, pourquoi ne lui apprend-t-on pas à simplement « penser différemment », car tout le problème est là. L’enfant qui naît entre dans l’apprentissage et pense différemment.

Nous sommes encore au balbutiement digital. Nos jeunes informaticiens fonctionnent en Blobs. Ils se transmettent leurs connaissances en travaillant ensemble et ils font appel à des experts par type de recherche. C’est aussi ce qui fait que le manque de socle, de fondamentaux, reste permanent, alors qu’ils sont intimement persuadés que les ayant maîtrisés lors de leurs études ou de leurs expériences, ils n’en ont plus besoin. Ils ne se posent donc même plus la question…

 

La Tenségrité de l’Entreprise Innovante

Nous avons vu que le centre de l’hexagone, qui attire les forces et les repousse favorisant les échanges permanents, représente le lieu d’expression et de centralisation de l’entreprise ou de l’organisation. Il faut l’élever en un point culminant « le Point d’Expansion ». Ce lieu favorise les décisions par la prise de connaissance, par la cristallisation de la mémoire nécessaire à la construction ou au maintien de la culture d’entreprise et grâce aux échanges. Ce point tire sa force, non seulement de son réseau mais de son point d’opposition, ou comme nous le disions le point en miroir : le Point de Rébellion. La révolte, la contestation font jaillir la providence – ce qui s’exprime bien souvent par « du chaos jaillit la lumière » 1 – c’est ainsi qu’émergent les personnalités capables de faire évoluer une société, un groupe, de faire bouger une structure. Comme nous l’avons expliqué c’est aussi comme cela que fonctionnent les artistes et tous les cerveaux innovants. Il faut cette tension pour favoriser cette émergence et offrir à celui ou celle qui a intégré cette potentialité de faire, le tremplin nécessaire à son avènement. Citons Philippe Labro qui parle de l’émergence des personnalités lors des événements de Mai 68 : Ils voulaient changer la vie et c’est la vie qui les a changés. Pour arriver à cela, ils passeront par des cycles d’expériences qui les feront progresser et parvenir là où ils ne s’attendaient pas à être en train de faire ce qu’ils n’auraient jamais imaginé.

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